Avec Guylaine Girard, Julien Dran, Kate Aldrich, Thomas Dolié, Matthieu Lécroart, Clémence Tilquin, Adrien Fournaison. Orchestre et chœur National Philharmonique de Hongrie : Gyorgy Vashegyi.
Un livre et deux cd. Durée : 2 heures. Label Palazzetto Bru Zane/ Centre de musique romantique française.
Enregistrement réalisé du 7 au 9 janvier 2025 au Béla Bartók Concert Hall du Müpa Budapest. www.bru-zane.com
Sortie printemps 2026.
Teaser : www.youtube.com/watch?v=L0K5tBCa6Ik
Un livre et deux cd. Durée : 2 heures. Label Palazzetto Bru Zane/ Centre de musique romantique française.
Enregistrement réalisé du 7 au 9 janvier 2025 au Béla Bartók Concert Hall du Müpa Budapest. www.bru-zane.com
Sortie printemps 2026.
Teaser : www.youtube.com/watch?v=L0K5tBCa6Ik
Premier enregistrement mondial
La richesse du patrimoine lyrique français semble infinie lorsqu’on découvre chaque volume de cette collection. Les livres cd du célèbre label basé à Venise n’en finissent pas de nous surprendre. Après la résurrection du Mazeppa de Clémence de Grandval, le volume 47 de la série consacrée aux opéras français réveille en chaque auditeur la part d’enfant qui sommeille en lui. Cet ouvrage accessible à tous est un ravissement. Le conte de Charles Perrault est ici revisité par Michel Carré et Paul Collin. Repris récemment en version scénique à l’opéra de Saint-Étienne en avril 2026 dans une distribution différente sous la direction musicale de Guillaume Tourniaire, la belle au bois de dormant de Charles Silver a connu un succès public enthousiasmant encensé par la presse.
Le livre contient des textes d’Alexandre Dratwicki, directeur artistique du Palazetto Bru Zane, de Vincent Giroud et Georgette Bréjean-Silver, Étienne Jardin, Émile Trépard. Ce sont de véritables trésors pour découvrir ce compositeur oublié et des éclairages nécessaires à la découverte de cette belle endormie. Ne cherchez plus des renseignements sur ce compositeur dans les différentes encyclopédies musicales existantes, le livre répond à vos questions. On connaissait un extrait de cette œuvre grâce à la regrettée Jodie Devos qui nous manque tant dans un récital autour des contes de fée enregistré chez Alpha classics.
Le livre contient des textes d’Alexandre Dratwicki, directeur artistique du Palazetto Bru Zane, de Vincent Giroud et Georgette Bréjean-Silver, Étienne Jardin, Émile Trépard. Ce sont de véritables trésors pour découvrir ce compositeur oublié et des éclairages nécessaires à la découverte de cette belle endormie. Ne cherchez plus des renseignements sur ce compositeur dans les différentes encyclopédies musicales existantes, le livre répond à vos questions. On connaissait un extrait de cette œuvre grâce à la regrettée Jodie Devos qui nous manque tant dans un récital autour des contes de fée enregistré chez Alpha classics.
Charles Silver (1868-1949) : une révélation
Compositeur français d’origine russe, il fait ses études avec Théodore Dubois et Jules Massenet au conservatoire de Paris. Il remporte le grand prix de Rome en 1892 avec sa cantate L’interdit. Il laisse plusieurs opéras, des mélodies, des œuvres pour orchestre…
Époux de la cantatrice Georgette Bréjean, grande interprète de Manon de Massenet, il enseigne l’harmonie au Conservatoire de Paris en 1919 à la mort de Lavignac.
Le conte de Charles Perrault pourtant séduisant a connu peu de succès auprès des compositeurs français avant Charles Silver. On peut mentionner un opéra de Carafa et un ballet d’Hérold dans les années 1820. À l’époque de Silver, on peut citer une mélodie de Debussy, un poème symphonique de Bruneau ou un opéra bouffe de Lecocq. Grâce à un de mes professeurs Adriano, chef d’orchestre et compositeur suisse reconnu chez Naxos-Marco Polo je connaissais le très bel opéra d’Ottorino Respighi écrit entre 1916 et 1921 et créé en 1922 à Rome au Teatro dei Piccolo par les marionnettes de Vittorio Podreca avec les chanteurs en coulisses.
Le ballet de Tchaïkovski reste un incontournable.
J’adore l’épopée féerique écrite en 1855 et créée en 1856 à Weimar sur le même sujet de Joseph Joachim Raff dont on espère un enregistrement probant dans l’avenir grâce au travail passionné de Volker Tosta.
L’amour ne s’explique pas. Plus j’écoute la Belle au bois dormant de Charles Silver commencée à Rome et créée au grand Théâtre de Marseille le 8 janvier1902, plus je retrouve mon âme émerveillée d’enfant. Quelle maîtrise dans l’écriture orchestrale, quel sens de la mélodie, on comprend mieux l’immense succès à la création avant d’être repris à Lyon en 1903 puis La Monnaie à Bruxelles avant de connaître un sommeil d’une centaine d’années. Cela me semble totalement inexplicable !
J’espère que l’opéra de Marseille, les opéras de Paris et d’ici et ailleurs se pencheront très vite sur cette découverte. On apprend d’ailleurs énormément sur le grand théâtre de Marseille et sur la création dans la ville phocéenne des détails savoureux dans le livre. Un spectacle idéal à vivre en famille pour les fêtes et pas que… ! On y croise des fées, des lutins… Les esprits du mal dans la grotte d’azur s’effacent face à la lumière du printemps et aux danses des fleurs. Walt Disney aurait certainement adoré !
Époux de la cantatrice Georgette Bréjean, grande interprète de Manon de Massenet, il enseigne l’harmonie au Conservatoire de Paris en 1919 à la mort de Lavignac.
Le conte de Charles Perrault pourtant séduisant a connu peu de succès auprès des compositeurs français avant Charles Silver. On peut mentionner un opéra de Carafa et un ballet d’Hérold dans les années 1820. À l’époque de Silver, on peut citer une mélodie de Debussy, un poème symphonique de Bruneau ou un opéra bouffe de Lecocq. Grâce à un de mes professeurs Adriano, chef d’orchestre et compositeur suisse reconnu chez Naxos-Marco Polo je connaissais le très bel opéra d’Ottorino Respighi écrit entre 1916 et 1921 et créé en 1922 à Rome au Teatro dei Piccolo par les marionnettes de Vittorio Podreca avec les chanteurs en coulisses.
Le ballet de Tchaïkovski reste un incontournable.
J’adore l’épopée féerique écrite en 1855 et créée en 1856 à Weimar sur le même sujet de Joseph Joachim Raff dont on espère un enregistrement probant dans l’avenir grâce au travail passionné de Volker Tosta.
L’amour ne s’explique pas. Plus j’écoute la Belle au bois dormant de Charles Silver commencée à Rome et créée au grand Théâtre de Marseille le 8 janvier1902, plus je retrouve mon âme émerveillée d’enfant. Quelle maîtrise dans l’écriture orchestrale, quel sens de la mélodie, on comprend mieux l’immense succès à la création avant d’être repris à Lyon en 1903 puis La Monnaie à Bruxelles avant de connaître un sommeil d’une centaine d’années. Cela me semble totalement inexplicable !
J’espère que l’opéra de Marseille, les opéras de Paris et d’ici et ailleurs se pencheront très vite sur cette découverte. On apprend d’ailleurs énormément sur le grand théâtre de Marseille et sur la création dans la ville phocéenne des détails savoureux dans le livre. Un spectacle idéal à vivre en famille pour les fêtes et pas que… ! On y croise des fées, des lutins… Les esprits du mal dans la grotte d’azur s’effacent face à la lumière du printemps et aux danses des fleurs. Walt Disney aurait certainement adoré !
L’ouvrage et l’enregistrement : une réussite !
Véritable féerie lyrique en quatre actes et neuf tableaux dont un prologue, l’œuvre est une source à tubes musicaux dont les airs, les motifs s’emparent de vos corps et vos âmes. Dire de Charles Silver qu’il maîtrise l’élégance du style et l’efficacité du geste dramatique de son professeur Jules Massenet est une évidence. L’orchestration est une véritable leçon parfois proche de Massenet, Gounod et Godard dans les passages plus légers consacrés au ballet et flirtant avec un wagnérisme délicieux par l’emploi de leitmotiv.
Le chef d’orchestre hongrois György Vashegyi, fidèle collaborateur du Palazzetto Bru Zane depuis l’Herculanum de Félicien David dirige avec fougue et passion ses musiciens et choristes hongrois. La distribution en majorité française retient l’attention par une diction exemplaire. La soprano québécoise Guylaine Girard en Aurore/ la reine séduit par la richesse de sa voix et sa musicalité. Les airs séduisent et retiennent l’attention. Le Prince/chevalier errant de Julien Dran est époustouflant. Ce ténor français se révèle comme l’une des valeurs sûres du chant français. Il dompte toutes les difficultés d’un double rôle particulièrement exigeant vocalement. La réputation de Kate Aldrich n’est plus à faire. Elle est une Fée Urgèle/ Dame Gudule particulièrement convaincante. Une fois de plus, elle offre une leçon de chant dans une tessiture particulièrement dramatique. Le roi du baryton Thomas Dolié est imposant par sa signature vocale, une ligne de chant parfaite et un charisme qui envoûte. Le Barnabé du baryton basse Matthieu Lécroart est irréprochable ainsi que Clémence Tilquin en Jacotte/Le page/ La fée primevère, les véritables rôles comiques de l’ouvrage. Ils offrent tous les deux toute la malice requise. Clémence Tilquin est une Artiste complète. Enfin, Adrien Fournaison baryton basse retient l’attention par ses qualités musicales indéniables dans un triple rôle. Il reste à inventer les mots. Une véritable parenthèse enchantée. Simplement merci !
Serge Alexandre
Le chef d’orchestre hongrois György Vashegyi, fidèle collaborateur du Palazzetto Bru Zane depuis l’Herculanum de Félicien David dirige avec fougue et passion ses musiciens et choristes hongrois. La distribution en majorité française retient l’attention par une diction exemplaire. La soprano québécoise Guylaine Girard en Aurore/ la reine séduit par la richesse de sa voix et sa musicalité. Les airs séduisent et retiennent l’attention. Le Prince/chevalier errant de Julien Dran est époustouflant. Ce ténor français se révèle comme l’une des valeurs sûres du chant français. Il dompte toutes les difficultés d’un double rôle particulièrement exigeant vocalement. La réputation de Kate Aldrich n’est plus à faire. Elle est une Fée Urgèle/ Dame Gudule particulièrement convaincante. Une fois de plus, elle offre une leçon de chant dans une tessiture particulièrement dramatique. Le roi du baryton Thomas Dolié est imposant par sa signature vocale, une ligne de chant parfaite et un charisme qui envoûte. Le Barnabé du baryton basse Matthieu Lécroart est irréprochable ainsi que Clémence Tilquin en Jacotte/Le page/ La fée primevère, les véritables rôles comiques de l’ouvrage. Ils offrent tous les deux toute la malice requise. Clémence Tilquin est une Artiste complète. Enfin, Adrien Fournaison baryton basse retient l’attention par ses qualités musicales indéniables dans un triple rôle. Il reste à inventer les mots. Une véritable parenthèse enchantée. Simplement merci !
Serge Alexandre


Charles Silver : La belle au bois de dormant. Féerie lyrique en quatre actes et neuf tableaux dont un prologue. Premier enregistrement mondial
Genève, Victoria Hall : Orchestre de la Suisse Romande. Symphonie collective : « L’OSR c’est vous ! » fête ses 5 ans. 19 juin 2026
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